La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018 augmente le taux de la CSG (contribution sociale généralisée) de 1,7 point. Cette hausse est destinée à compenser la suppression de certaines cotisations payées par les actifs sur leurs revenus professionnels.

8,3 % depuis janvier 2018

Elle est effective depuis le 1er janvier 2018, et elle concerne l’ensemble des revenus soumis aux prélèvements sociaux, quelle que soit leur nature. Les pensions de retraite perçus depuis le début de l'année supportent ainsi 8,3 % de CSG, contre 6,6 % jusqu'en décembre 2017.

Le taux de la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale), en revanche, reste inchangé, à 0,5 %. Le taux global des prélèvements sociaux sur les retraites atteint donc 8,8 % depuis janvier, contre 7,1 % en 2017.

Les retraités dispensés de hausse 

Selon le Gouvernement, 60 % des retraités sont concernés par l'augmentation de la CSG sur leurs retraites. Il s'agit des contribuables dont le revenu fiscal de référence de 2016 dépasse 14 404 € pour la première part de quotient familial, majorés de 3 846 € par demi-part supplémentaire. Soit 22 096 € pour un couple de retraités.

En revanche, ceux dont le revenu fiscal de référence de 2016 ne dépasse pas ces limites restent soumis à la CSG au taux réduit de 3,8 % sur leurs retraites perçues en 2018, comme sur celles perçues en 2017.

De même, les retraités les plus modestes (RFR 2016 inférieur ou égal à 11 018 € pour 1 part, plus 2 942 € par demi-part supplémentaire) restent totalement exonérés de CSG (et de CRDS) sur leurs retraites perçues cette année.

Les compensations à la hausse

Contrairement aux actifs qui vont bénéficier d'une baisse de leurs cotisations sociales en 2018, équivalente ou supérieure à la hausse de la CSG, les retraités n'auront droit à aucune compensation.

Selon le Gouvernement, la hausse de la CSG sur les retraites sera toutefois compensée par les autres baisses d'impôts qui doivent intervenir en 2018 et dont profiteront la plupart des retraités, notamment la baisse de 30 % de la taxe d'habitation 2018. Les plus fortunés verront aussi leur imposition globale diminuer grâce à la concentration de l'ISF sur la seule fortune immobilière.