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Retraités : votre pouvoir d'achat va encore baisser en 2015

Les 15 millions de retraités français ont vu leurs revenus baisser en 2014 avec le gel des pensions de retraite des régimes de base et complémentaires, et la fiscalisation de certaines majorations. Plusieurs mesures inscrites dans le Budget de la Sécurité sociale pour 2015 vont encore réduire leur pouvoir d'achat cette année. Seuls les plus modestes sont épargnés.

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Les retraites gelées jusqu'à la fin de l'année

Après le report de six mois (d'avril à octobre) de la date de revalorisation des pensions de retraite de base, voté dans le cadre de la réforme des retraitesde 2013, le gouvernement a décidé de les geler totalement en 2014, sauf pour ceux dont le montant total des pensions était inférieur à 1 200 €. Mais ce coup de pouce a lui aussi été abandonné, en raison de la faiblesse de l'inflation, et des difficultés à identifier ses bénéficiaires. En clair, les pensions de base revalorisées pour la dernière fois en avril 2013 ne le seront de nouveau, au mieux, qu'en octobre 2015. Soit 2 ans et demi de gel.

Côté complémentaires, les pensions Arrco et Agirc ont aussi été gelées en 2014. L'accord de 2013 pour tenter de redresser leurs comptes, dans le rouge, a en effet décidé de les revaloriser d'un point de moins que l'inflation pendant 3 ans. Mais finalement, les pensions Arrco et Agirc n'ont pas été revalorisées du tout. Et elles ne le seront certainement qu'a minima en 2015 !

... sauf pour les retraités modestes

Le Budget de la Sécu pour 2015 prévoit d'accorder une prime de 40 € en 2015 aux 6,5 millions de retraités percevant moins de 1 200 € bruts de retraite par mois (tous régimes confondus). Son versement est prévu pour le 15 mars. Le minimum vieillesse (devenu ASPA) est aussi revalorisé à 800 € depuis octobre 2014, et ses bénéficiaires peuvent désormais cumuler leur allocation avec un petit complément de revenu d'activité. 

Prime de 40 € pour les petites retraites

Les retraités plus taxés depuis 3 ans

Les retraités ont vu leurs impôts augmenter ces dernières années, notamment du fait du gel du barème de l'impôt intervenu en 2012 et 2013. Plus récente, la fiscalisation des majorations de retraite pour charges de famille a également alourdi la note pour des millions de foyers fiscaux en 2014. Les retraités ayant élevé au moins trois enfants ont en effet dû réintégrer dans leur revenu imposable les 10 % de bonus versés par leurs caisses de retraite. Les plus impactés ont été les anciens cadres, dont la majoration est la plus importante et qui sont imposés dans les tranches hautes du barème de l'impôt.

Autre mauvaise nouvelle, la suppression de la demi-part "veuve" ou "vieux parents divorcés". Accordée jusqu'en 2008 à tous les contribuables vivant seuls ayant eu au moins un enfant, cette majoration a ensuite été limitée à ceux ayant eu la qualité de parent isolé pendant 5 ans minimum. Les autres ont continué d'en bénéficier de manière dégressive jusqu'en 2013 et l'ont perdue définitivement en 2014. Résultat, une hausse d'impôt continue depuis 2009.

... sauf pour les retraités modestes

Pour compenser les hausses d'impôt, les retraités modestes ont bénéficié d'une décote revalorisée et d'une baisse d'impôt exceptionnelle en 2014. Une baisse pérennisée cette année et étendue à l'ensemble des pensionnés faiblement imposables, grâce notamment à la simplification du barème de l'impôt.

Baisse d'impôt 2015, qui est concerné ?

Une CSG à la hausse

Jusqu'en 2014, le taux de CSG sur les revenus de remplacement, les pensions de retraite notamment, différait selon que leur bénéficiaire était imposable ou non. Dans le premier cas, il était fixé à 6,6 %. Dans le second (retraités dont l'impôt est inférieur au seuil de mise en recouvrement de 61 €), il était réduit à 3,8 %. Par ailleurs, les personnes dont le revenu fiscal ne dépassait pas le seuil d'exonération fixé pour bénéficier des allègements de taxe d'habitation étaient exonérées de CSG et de CRDS.

Depuis janvier 2015, le taux réduit de CSG est réservé aux retraités dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas un certain seuil. Le fait d'être ou non imposable est en revanche sans effet. Le revenu à ne pas dépasser est fixé à un niveau légèrement supérieur au seuil d'imposition applicable en 2014. Soit environ 13 900 € pour une personne seule. Quelques 460 000 retraités ont ainsi vu la CSG appliquée sur leur retraite passer de 3,8 % à 6,6 %.

... sauf pour 700 000 retraités modestes

Selon Bercy, cette réforme va aussi permettre à 700 000 personnes de bénéficier d’une baisse du taux de CSG appliquée sur leur retraite en 2015.

Hausse de la CSG sur les retraites

Des dépenses de santé en hausse

Le pouvoir d'achat de la majorité des retraités s'est réduit ces dernières années, et il diminuera encore en 2015, du fait de ces hausses d'impôt et de prélèvements sociaux. Soulignons que depuis avril 2013, une nouvelle cotisation de 0,3 % est également prélevée sur les retraites pour financer les dépenses liées à la dépendance. Quant aux compensations en faveur des retraités modestes, elles ne leur ont procuré aucun gain de revenus mais simplement permis de maintenir leur niveau de vie.

Et la situation risque de ne pas s'améliorer à l'avenir. Les retraités ont donc intérêt à anticiper ces baisses de revenus. Cela d'autant plus qu'avec l'âge, les problèmes de santé deviennent plus fréquents. Des problèmes qui nécessitent des soins onéreux et qui ne sont que partiellement pris en charge par l'Assurance maladie.

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